Sentiments et inspirations
- Mike Renoir Chery
- il y a 14 heures
- 2 min de lecture
Merci d’être venu me lire ici…
Les résultats photographiques que je vais partager le reste de la semaine ont débutés par un sentiment qui me visite parfois…
La tristesse s’immisce dans ma matinée comme une ombre qui résiste à la lumière. J’ai beau me répéter que bien que je souffre de solitude, je ne suis pas seul, je ne semble pas réussir à m’entendre. Comme dans notre société, les voix les plus fortes ne sont pas nécessairement les plus dignes de confiance mais elles donnent l’illusion de l’être.
La solution… sortir.
Il y a quelque chose d’apaisant et de thérapeutique dans le fait de marcher seul avec un appareil photo entre les mains.
Il est 8 heures et Montréal se réveille doucement. Les rues sont encore à moitié endormies, la lumière cherche son chemin entre les immeubles, et moi, je marche sans véritable destination. Je regarde.
Le reflet d’un vitrail sur le sol.

Une silhouette qui traverse la lumière.

L’ombre d’un immeuble ou même la courbe
accueillante d’une rampe d’escalier.


Photographier devient comme une forme de méditation.
Je ne pense plus à ce qui était, ni à ce qui viendra. Je cherche simplement ce qui existe maintenant. La respiration ralentit. Le bruit du monde devient secondaire. Chaque image m’oblige à être présent, à observer avant de déclencher.
Peut-être que c’est ça que j’aime dans la photographie.
Elle ne me demande pas de fuir la solitude. Elle m’apprend à l’habiter.
Avec mon Hasselblad, je ne suis plus vraiment seul. Je suis accompagné par ma curiosité, par la lumière, par la ville et par toutes ces petites choses que l’on ne remarque habituellement pas. Durant quelques heures, Montréal devient mon terrain de méditation.
Je marche.
J’observe.
Je respire.
Je déclenche.
Puis je recommence.




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